Massacre 68 : le hardcore mexicain qui te met le pays en travers de la gorge
(Pastiche “dans l’esprit” d’un papier que pourrait publier Indézine — basé sur des infos vérifiées en ligne.)
Il y a des groupes qui font du bruit, et il y a des groupes qui font effraction. Massacre 68, c’est la deuxième catégorie : un hardcore punk né à Mexico City à la fin des années 80, qui joue comme si chaque morceau était une vitre à briser — mais avec un objectif clair : te rappeler que l’histoire, là-bas, n’est pas un chapitre poussiéreux. C’est une cicatrice.
Le nom ? Un rappel direct d’un pays où l’État a souvent voulu que “ça passe” — que ça s’oublie. Et eux, ils font exactement l’inverse : ils martèlent, ils hurlent, ils documentent.
Pourquoi Indézine le recommanderait (évidemment)
Parce que ce groupe, c’est l’ADN du punk : pas de folklore, pas de “look”, pas de nostalgie Instagram. Juste une musique sèche, violente, urgente — et des textes qui parlent de corruption, police, armée, violence d’État, sans métaphore pour faire joli.
Et surtout parce qu’au-delà du mythe, c’est un pilier : un de ces groupes dont beaucoup disent qu’il a cristallisé un “son hardcore mexicain” reconnaissable, influent, distinct.
Point d’entrée : ¡No Estamos Conformes! (1990)
Si tu veux une porte d’entrée simple : l’album No Estamos Conformes, sorti en 1990. C’est dense, frontal, et ça ne “s’installe” jamais dans le confort. Ça attaque, ça repart, ça insiste.
Un titre comme “Sistema Podrido” est presque un slogan gravé au couteau : le genre de morceau qui te fait comprendre, en 2–3 minutes, que le punk peut être un reportage de guerre sans caméra.
Où écouter / creuser (version DIY, pas algo)
- La page Bandcamp de l’album existe et donne un accès clair aux morceaux / infos de sortie.
- Pour la cartographie “archiviste” (pressages, sorties, etc.), Discogs reste une bonne boussole.
- Et si tu veux un point de vue “culture / histoire punk” : l’article de Pitchfork replace très bien le groupe et le contexte politique autour du morceau.
